Risques avérés de transmission de la Covid-19 entre le vison et l’homme, Loïc Dombreval, député LREM des Alpes Maritimes, demande l’arrêt immédiat de ces élevages pour fourrures :
 

Contrairement aux autres élevages d’animaux pour production de fourrure, celle du vison d’Amérique présente certes une problématique Bien-Etre Animal mais qui se double d’une problématique sanitaire, l’élevage des visons d’Amérique (Neovison vison) a été reconnu comme un vecteur avéré de contagion de la COVID-19.

Selon plusieurs études convergentes, des employés auraient, dans un premier temps, transmis le virus aux visons qui, à leur tour ont transmis un variant du coronavirus aux personnels.  Cette transmission croisée pourrait même nuire à l’efficacité d’un futur vaccin.

Aux Pays-Bas, début juillet dernier, à la suite de cette démonstration, avec une réelle réactivité, les élevages de visons ont tous été fermés. La fin de l’industrie de fourrure de vison hollandaise, 4 ème mondiale avec 128 fermes d’élevage, était programmée en 2024, mais le gouvernement a su accélérer cette fin.

C’est pourquoi, lors de l’examen de la proposition de loi Villani, texte mort né, j’avais déposé un amendement demandant l’arrêt immédiat de l’élevage de visons en France, à  l’appui de cette dimension sanitaire alors que tout le monde se bornait à l’aspect souffrance animale, et ne préconisait la fin de cet élevage qu’en 2025.

Aujourd’hui, le Danemark, 1er pays producteur de fourrure de visons au monde, avec ses 1400 fermes, face à la contamination récente de 12 personnes, vient d’annoncer l’arrêt immédiat d’un secteur dont l’impact économique se chiffre pourtant en milliards d’euros et emploie 1 danois sur 1000, qui seront d’ailleurs tous indemnisés. On estime à 16 millions  les visons qui devront donc être abattus.

Loin de représenter ce poids économique avec nos 4 élevages et nos 300 millions de Chiffre d’Affaire, qu’allons nous décider en France  pour la production de fourrure de vison, qui outre son irrespect du bien-être animal, constitue désormais une menace pour la santé publique ?  De quelle capacité de gestion, de réaction et de responsabilité allons nous faire preuve ?

Je demande solennellement  aux ministres de la transition écologique et de la santé de prendre toute mesures d’urgence pour interdire sans délai l’activité d’élevage et de commercialisation de visons sur notre territoire.

Loïc DOMBREVAL 
Député des Alpes-Maritimes

J’ai rédigé un courrier à Barbara Pompili demandant la fin immédiate de l’élevage de visons pour leur fourrure en France.
Au-delà de la nature même de ces élevages dont je demande la fermeture depuis longtemps, ces animaux font courir désormais des risques sanitaires aux humains.