Environ 75% des maladies humaines émergentes sont zoonotiques, d’origine animale. Une approche décloisonnée et transdisciplinaire de niveau internationale est aujourd’hui nécessaire. Après une intervention récente auprès de notre Ministre des Solidarités et de la Santé, j’ai donc interpellé notre Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la mise en oeuvre du concept « One Health », une seule santé. Dans une logique transdisciplinaire, j’ai également interpellé notre ministre de l’agriculture ainsi que notre ministre de la transition écologique et solidaire.

Ci-dessous, mes questions écrites, publiées au Journal Officiel:

question écrite loic dombreval

 Coopération internationale-approche sanitaire transdisciplinaire-une seule santé

M. Loïc Dombreval attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, dans la perspective de prévenir de futures crises sanitaires d’origine zoonotique, sur la nécessité de mettre en œuvre à un niveau international une approche sanitaire globale et transdisciplinaire décloisonnant médecine humaine et médecine animale. Aujourd’hui les infections zoonotiques constituent une menace croissante. En effet, 60% des maladies infectieuses connues sont d’origine animale et l’importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître puisqu’environ 75 % des maladies humaines émergentes sont zoonotiques. Les salmonelloses, les leptospiroses, la brucellose, la tuberculose, la rage ou la maladie de Lyme sont, par exemple, présentes dans la majorité des pays. Les encéphalites virales comme l’encéphalopathie spongiforme bovine ou l’influenza aviaire hautement pathogène (H5N1) sont plus graves encore et qualifiées de zoonoses majeures. Les coronaviroses sont répandues et bien connues chez les animaux. Les coronavirus comme le SARS-CoV1, le MERS-CoV ou le SARS-CoV2 (covid-19) en font partie. Leur point commun réside dans le franchissement de la barrière d’espèces pour arriver à l’homme. Ces maladies d’origine animale engendrent des coûts humains et économiques majeurs. Alors que la pandémie du covid-19, dont l’origine en lien avec les espèces sauvages se précise, n’est toujours pas maîtrisée et que l’on déplore plus 355 000 morts dans le monde entier, on constate que toutes les économies mondiales s’installent désormais dans une récession économique durable. Des solutions passent sans doute par une nouvelle approche et une nouvelle organisation de la coopération internationale pour l’avenir. Il semble, en effet, indispensable de changer de paradigme sanitaire et promouvoir le concept d’« une seule santé», héritier de la biopathologie comparée initiée par le père de la médecine vétérinaire, Claude Bourgelat, et des travaux de Louis Pasteur. Six organisations internationales se sont d’ailleurs regroupées pour coordonner les différents systèmes de santé à l’échelle de la planète : l’OMS, l’UNICEF, la FAO, l’ONU, la Banque mondiale et l’OIE. À ce sujet, il faut mentionner la « tripartite » formée par FAO-OMS-OIE qui a développé des stratégies communes sur certains sujets, en particulier la lutte contre l’antibiorésistance, programme décliné dans de nombreux pays, notamment en voie de développement ou en transition. L’Académie vétérinaire de France, l’Académie nationale de médecine et l’Académie de pharmacie ont indiqué dans de récents communiqués que la pandémie actuelle était l’occasion de mettre concrètement en pratique le concept « une seule santé », pour la préservation de la santé de l’humanité. La France maintient une forte présence sur la scène internationale, tant à travers sa participation aux instruments multilatéraux que par le biais de sa coopération bilatérale. Composé de 32 instituts indépendants dans lesquels travaillent près de 8 500 agents répartis sur les cinq continents, le réseau international des Instituts Pasteur constitue une structure unique au monde dans le domaine de la santé humaine et un levier majeur pour le pays. Plusieurs instituts français de recherche environnementale, agronomique ou vétérinaire ont également une implantation forte dans les pays en développement. Il souhaite donc savoir comment il entend œuvrer pour qu’une coopération internationale soit l’occasion d’accélérer le développement d’approches transdisciplinaires valorisant le concept d’« une seule santé », concept qui appelle à supprimer le cloisonnement entre les sciences environnementales et la médecine humaine et vétérinaire.

Covid-19 – Santés humaine, animale environnementale

M. Loïc Dombreval attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire, dans la perspective de prévenir de futures crises sanitaires d’origine zoonotique, sur la nécessité de consacrer une approche sanitaire globale et transdisciplinaire décloisonnant médecine humaine, médecine animale et sciences environnementales. Aujourd’hui, les infections zoonotiques constituent une menace croissante. En effet, 60 % des maladies infectieuses connues sont d’origine animale et l’importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître puisqu’environ 75 % des maladies humaines émergentes sont zoonotiques. Les salmonelloses, les leptospiroses, la brucellose, la tuberculose, la rage ou la maladie de Lyme sont, par exemple, présentes dans la majorité des pays. Les encéphalites virales comme l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou l’influenza aviaire hautement pathogène (H5N1) sont plus graves encore et qualifiées de zoonoses majeures. Les coronaviroses sont répandues et bien connues chez les animaux. Les coronavirus comme le SARS-CoV1, le MERS-CoV ou le SARS-CoV2 (covid-19) en font partie. Leur point commun réside dans le franchissement de la barrière d’espèces pour arriver à l’homme, via des espèces sauvages hôtes intermédiaires ; or cette étape est très largement favorisée par l’empiètement des activités humaines sur les milieux naturels, le pillage des ressources naturelles, le trafic des espèces et la déforestation. Ces maladies d’origine animale engendrent des coûts humains et économiques majeurs. Alors que la pandémie du covid-19, dont l’origine en lien avec les espèces sauvages se précise, n’est toujours pas maîtrisée, et que l’on déplore plus 355 000 morts dans le monde entier, on constate que toutes les économies mondiales s’installent désormais dans une récession économique durable. Des solutions passent sans doute par une nouvelle approche et une nouvelle organisation pour l’avenir. Il semble, en effet, indispensable de changer de paradigme sanitaire et promouvoir le concept d’« une seule santé», héritier de la biopathologie comparée initiée par le père de la médecine vétérinaire, Claude Bourgelat, et des travaux de Louis Pasteur. Six organisations internationales se sont d’ailleurs regroupées pour coordonner les différents systèmes de santé à l’échelle de la planète : l’OMS, l’UNICEF, la FAO, l’ONU, la Banque mondiale et l’OIE. À ce sujet, il faut mentionner la « tripartite » formée par FAO-OMS-OIE, qui a développé des stratégies communes sur certains sujets, en particulier la lutte contre l’antibiorésistance, programme décliné dans de nombreux pays, notamment en voie de développement ou en transition. L’Académie vétérinaire de France, l’Académie nationale de médecine et l’Académie de pharmacie ont indiqué dans de récents communiqués que la pandémie actuelle était l’occasion de mettre concrètement en pratique le concept « une seule santé », pour la préservation de la santé de l’humanité. Si M. le député se félicite de telles prémices d’une mobilisation et d’une collaboration internationale, il insiste sur la nécessité d’y intégrer la dimension environnementale. Pour lui, protéger la santé à l’échelle planétaire passe impérativement par la préservation du patrimoine biodiversitaire et par l’avènement d’un développement durable. Préserver la santé, désigne autant la santé humaine, la santé animale que la santé des milieux naturels, toutes imbriquées. Il souhaite souhaite donc, d’une part, savoir comment elle entend œuvrer pour le développement d’approches transdisciplinaires et, d’autre part, d’un point de vue plus général, quelles mesures elle serait prête à envisager pour valoriser le concept d’« une seule santé », concept qui, pour garantir au mieux la santé publique, appelle à supprimer le cloisonnement entre les sciences environnementales et les sciences évolutionnaires de la médecine humaine et vétérinaire.

Décloisonnement entre santé animale, santé humaine

M. Loïc Dombreval attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité de consacrer une approche sanitaire globale et transdisciplinaire décloisonnant médecine humaine et médecine animale, dans le but de prévenir de futures crises sanitaires d’origine zoonotique. Aujourd’hui les infections zoonotiques constituent une menace croissante. En effet, 60 % des maladies infectieuses connues sont d’origine animale et l’importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître puisqu’environ 75 % des maladies humaines émergentes sont zoonotiques. Les salmonelloses, les leptospiroses, la brucellose, la tuberculose, la rage ou la maladie de Lyme sont, par exemple, présentes dans la majorité des pays. Les encéphalites virales comme l’encéphalopathie spongiforme bovine, l’influenza aviaire hautement pathogène (H5N1) sont plus graves encore et qualifiées de zoonoses majeures. Les coronaviroses sont répandues et bien connues chez les animaux, donc des vétérinaires. Les coronavirus comme le SARS-CoV1, le MERS-CoV ou le SARS-CoV2 (covid-19) en font partie. Leur point commun réside dans le franchissement de la barrière d’espèces pour arriver à l’homme. Ces maladies d’origine animale engendrent des coûts humains et économiques majeurs. Alors que la pandémie du covid-19, dont l’origine en lien avec les espèces sauvages se précise, n’est toujours pas maîtrisée, et que l’on déplore plus 355 000 morts dans le monde entier, on constate que toutes les économies mondiales s’installent désormais dans une récession économique durable. Des solutions passent sans doute par une nouvelle approche et une nouvelle organisation pour l’avenir. Il semble, en effet, indispensable de changer de paradigme sanitaire et promouvoir le concept d’« une seule santé», héritier de la biopathologie comparée initiée par le père de la médecine vétérinaire, Claude Bourgelat, et des travaux de Louis Pasteur. Six organisations internationales se sont d’ailleurs regroupées pour coordonner les différents systèmes de santé à l’échelle de la planète : l’OMS, l’UNICEF, la FAO, l’ONU, la Banque mondiale et l’OIE. Mais il s’agit de faire davantage pour co-construire des réponses multisectorielles face aux risque alimentaire et de zoonoses. À ce sujet, il faut mentionner la « tripartite » formée par FAO-OMS-OIE qui a développé des stratégies communes sur certains sujets, en particulier la lutte contre l’antibiorésistance, programme décliné dans de nombreux pays, notamment en voie de développement ou en transition. L’Académie vétérinaire de France, l’Académie nationale de médecine et l’Académie de pharmacie ont indiqué dans de récents communiqués que la pandémie actuelle était l’occasion de mettre concrètement en pratique le concept « une seule santé », pour la préservation de la santé de l’humanité. Il souhaite savoir quelles mesures il serait prêt à envisager pour valoriser le concept d’ « une seule santé », concept qui appelle à supprimer le cloisonnement entre la santé animale, dont il a la responsabilité, et les santés humaine et environnementale.