J’ai été ce matin à la rencontre du personnel hospitalier de Grasse pour découvrir les nombreux projets du centre hospitalier de Grasse.

Le directeur de l’hôpital Ben Brahim et le Docteur Louis, urgentiste, m’ont accompagné pour une visite des installations. 140 000 habitants bénéficient du travail de l’hôpital étendu sur trois sites: Petit Paris, Clavary et la maison d’arrêt.

présentation du centre hospitalier de Grasse par le directeur de l'établissement Ben Brahim

Le rythme est intense, avec 26000 entrées en hospitalisation et 48000 passages aux urgences chaque année, gérés par 1300 agents, dont 130 médecins.

J’ai eu l’opportunité de visiter les services de pneumologie, de pédiatrie, de néonatalogie.

L’hôpital de Grasse s’est fixé 3 orientations stratégiques pour 2020 :

  • Proximité, à travers une offre complète de spécialité de premier recours, en intégrant l’ambulatoire et la coopération avec les autres acteurs du territoire,
  • Référence: l’objectif étant de conforter sa place de centre hospitalier de référence sur l’ouest du département avec le pôle mère-enfant
  • Ouverture: en développant la coopération avec les autres acteurs médecine de ville, la complémentarité avec Cannes, en encourageant le partage des infos avec le déploiement de la télémédecine, en proposant des consultations avancées à Saint-Vallier-de-Thiey, et en développant des projets sur Fayence, Montauroux et Valderoure.

Un chantier sera prochainement lancé pour refaire l’accueil avec une nouvelle conception du parcours et de gestion des flux, car l’accueil est aujourd’hui sous-dimensionné pour absorber le flux de patients.

L’hôpital va également opérer une modernisation de son plateau médico-technique.

Il s’inscrit par ailleurs dans une démarche de développement durable à travers plusieurs actions:

  • un plan de mobilité,
  • des incitations aux mobilités douces,
  • une production électrique photovoltaïque,
  • un label -éco-maternité,
  • une stratégie de gestion des déchets,
  • une étude en cours sur la lutte contre les moustiques (bio-belt / ceinture anti-moustique comme déjà déployé au CHU de l’Archet).

Pour soutenir les hôpitaux et le personnel hospitalier en France, le gouvernement a annoncé le 20 novembre 2019, des mesures pour soutenir et redonner de l’oxygène à l’hôpital public :

  • 1,5 milliard d’euros de budget supplémentaire pour les hôpitaux sur 3 ans pour recruter, moderniser, ouvrir des lits là où il en faut.
  • Reprise d’un tiers de la dette, soit 10 milliards d’euros, pour alléger les charges financières et redonner des marges de manœuvre : cela représente au moins 800 millions d’euros d’allègement de charges financières (intérêts et capital).
  • Enfin, il s’est engagé à ce que les tarifs des hôpitaux, c’est à dire les prix que les hôpitaux facturent à l’assurance maladie et qui constituent une partie importante de leur budget, augmentent pendant 3 ans, après quasiment une décennie de baisse ; ils seront revus encore à la hausse à chaque fois que la lutte contre les actes inutiles et non pertinents le permettra.

Pour rendre plus attractifs les métiers, des simplifications et engagements ont été annoncés:

  • Enveloppes financières données aux hôpitaux pour récompenser les personnels, soit 200 millions d’euros au total, ce qui représente une prime annuelle variable autour de 300 euros pour 600.000 personnels,
  • Revalorisation de la prime d’engagement sur les métiers en tension, comme les médecins et paramédicaux (infirmiers, manipulateurs radio),
  • Prime d’engagement territorial en faveur des médecins et indemnité de service public exclusif attribuée dès
    la période probatoire,
  • Prime de 100 euros nets mensuels dès 2020 pour ceux qui exercent en gériatrie,
  • Amélioration des fins de carrière en créant un « grade de débouché »,
  • Revoir complètement le statut du médecin à l’hôpital,
  • Améliorer la situation des centres hospitalo-universitaires : priorité aux missions des Centres Hospitaliers Universitaires.