A la suite de mon courrier demandant à Elisabeth Borne de mettre fin à la technique de chasse cruelle de vénerie souterraine, cosigné par 21 de mes collègues députés, L’Express m’a interpellé sur ma prise de position:

L’indignation politique ne se restreint pas aux voix écologistes. Samedi, le député LREM des Alpes-Maritimes Loïc Dombreval, par ailleurs vétérinaire, a adressé une lettre à Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, en charge des questions de condition animale, pour la sensibiliser à la problématique et demander de « mettre fin à ce mode de chasse totalement contraire à la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles ». Une lettre signée par 21 autres députés, dont Aurore Bergé, Barbara Pompili et Cédric Villani.  

« Les méthodes de chasses dîtes traditionnelles sont toutes plus odieuses les unes que les autres. Qu’elles disparaissent, cela rendrait service aux chasseurs. C’est dégradant pour l’animal et pour ceux qui la pratiquent. On peut faire ça progressivement, mais il faut arrêter l’hypocrisie. Beaucoup de députés me suivent sur cette question, qui est typiquement transpartisane », explique à L’Express Loïc Dombreval.  

Interview de loic dombreval dans l'express - demande de mettre fin à la vénerie souterraine

Le parlementaire, président du groupe d’études sur la condition animale à l’Assemblée Nationale, insiste sur le fait qu’il ne « lâchera » pas, « ce sera suivi de questions écrites au Journal officiel s’il le faut ». « Je ne suis pas un anti-chasse, je conçois que cette activité anime les territoires, mais il y a des limites. »  

Il prend pour exemple l’Italie, le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal ou plus récemment le Royaume-Uni qui ont tous interdit cette pratique : « Nos voisins européens sont bien plus en avance que nous sur la question du bien-être animal. Le blaireau n’est pas un nuisible, il est protégé, il y a des moyens propres pour réguler sa population. »

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/c-est-un-loisir-sadique-la-reprise-de-la-venerie-souterraine-indigne-jusqu-aux-deputes_2126210